Wednesday, September 28, 2005

vapeur

Posé prés de l’œil d’un ange, et

Son mystère loin de tout.

Il était veuf des Hommes par choix d’excellence

Retraite lente de l’amoureux des grandes terres.

Disloqué en poésie sublime.

Perdant les bras du dragon, ou les yeux du chat ;

Pleurera demain son excès de dépit

Au regard de ceux qui lentement s’achèvent.

Une flotte armée s’apprête à libérer les feux et antagonistes,

Au-dessus des villes sucidaires d’une terre giratoire.

Liant du ciel et des pierres

Le ciment blanc invertébré des grands océans

Illes lointaines à l’horizon, étendues sur le lavis rouge des heures du soir, qui enfin avance.

Qui enfin avance.

voyageur imprudent

Blessé jusqu'à la moelle

Sirupeuse et vicieuse,

Engloutit sous l’hydromel des pruniers.

Belle hirondelle que tu es,

La lumière qui tremble entre tes yeux avertis

Vindicte courroux que l’amour en suspend

Celle qui entre-nous, fleur le mystère.

Sur des chemins promis

Voici la proie prise,

Légère aux éthers des rencontres fortuites,

Le parcours du monde, pour cueillette.

Bête affamée, parfum d’image en ressac,

Comme unique festin, voici le temps du partir

L’un pour l’autre, suivant la mer,

Telle la barcasse trempée gisant à l’horizon.

Un jour peut être, viendra un port, ses marins, et ces chants.

Pour l’heure, il n’existe que le silence,

D’une remarquable facture,

Impitoyable sur lui-même,

Muet curieux.